Le processus d'évaluation
Dans le cas d’un don vivant, le processus d’évaluation est long –
cela peut prendre jusqu’à six mois. De nombreux tests sont effectués
afin de déterminer si le donneur est en assez bonne santé pour faire
don de l’un de ses reins et s’il existe une bonne compatibilité entre
le donneur et le receveur potentiel. Ces tests et ces rendez-vous
peuvent prendre un temps considérable et obligent le donneur vivant
potentiel à se déplacer et peut-être à s’absenter de son travail.
Le
donneur potentiel rencontre différents membres de l’équipe de santé au
cours du processus d’évaluation. Cette équipe peut inclure des
néphrologues, des chirurgiens transplantologues, des infirmières
cliniques spécialisées, des infirmières praticiennes, des travailleurs
sociaux, des coordonnateurs en transplantation, des cardiologues, des
psychologues et des psychiatres.
Voici en bref en quoi consiste le processus d’évaluation :
- Compatibilité des groupes sanguins. Il s’agit
d’une analyse sanguine visant à déterminer si les groupe sanguins du
donneur et du receveur sont compatibles. Les groupes sanguins ne
doivent pas nécessairement être identiques. Par exemple, quelqu’un du
groupe O est un donneur universel. Le facteur Rh positif et négatif
n’a pas d’importance dans le cas d’une transplantation.
- Évaluation de l’état de santé général.
Les antécédents médicaux du donneur potentiel (y compris les maladies
héréditaires) sont revus en détail et un examen physique, incluant
plusieurs analyses – sang, urine, rayons X – est effectué. On pourra
faire, par exemple, une radiographie des poumons afin d’établir si le
donneur présente des anomalies. D’autres tests, comme un
électrocardiogramme (ECG), peuvent être effectués pour évaluer la
fonction cardiaque. Les donneuses potentielles peuvent également subir
un examen gynécologique (incluant un test Pap) et une mammographie afin
de bien d’assurer qu’elles ne présentent aucune affection sous-jacente.
- Tests de compatibilité. Si le dépistage de
base et les tests de laboratoire donnent des résultats normaux,
d’autres prélèvements sanguins sont effectués afin de déterminer la
compatibilité entre le donneur et le receveur par des épreuves
spéciales de typage tissulaire et de compatibilité croisée ou
cross-match, qui aident à déterminer si le receveur risque de rejeter
le rein.
- Évaluation de l’état des reins.
D’autres tests, incluant une analyse d’urine, une échographie rénale et
une tomodensitométrie, permettront d’établir si les reins du donneur
sont en santé.
- Évaluation psychosociale. Le donneur potentiel subira également une évaluation psychosociale afin :
- de lui donner la possibilité d’exprimer ses sentiments, ses motivations ou ses inquiétudes
- d’évaluer ses motivations
- de vérifier s’il y a des pressions de la part de la famille ou une somme d’argent offerte en échange du don d’organe
- de veiller à ce que le donneur ait en main tous les renseignements nécessaires pour prendre sa décision
- de lui fournir un soutien psychologique avant et après le processus du don
- de l’aider à en discuter avec ses proches ou le receveur potentiel