Les risques
Le don d’un rein ne change pas l’espérance de vie globale du donneur
vivant et n’affecte pas son aptitude à avoir des enfants. Ce don
comporte certains risques, mais ils peuvent habituellement être gérés
d’une manière efficace.
- Risques physiques à court terme.
Ces risques sont reliés à l’opération effectuée pour prélever le rein.
Ce sont les risques courants de tout type de chirurgie majeure :
- Mortalité (décès) – extrêmement rare : environ trois personnes opérées sur 100 000
- Complications majeures – par exemple : réaction allergique à l’anesthésie, poumon collabé ou caillots sanguins
- Complications mineures – par exemple, pneumonie, infection, douleurs et inconfort
- Risques physiques à plus long terme. Il s’agit de risques mineurs qui ne devraient pas causer des problèmes de santé à long terme. Par exemple :
- Risque légèrement accru d’hypertension
- Incidence légèrement accrue d’insuffisance rénale terminale
- Possibilité de lésions au rein qui reste – ce dernier grossit pour effectuer le travail qui était auparavant
effectué par les deux reins ; il devient plus lourd et donc plus sujet
à des lésions. Après le don, il faut éviter les sports de contact.
- Léger risque que le rein qui reste soit atteint d’une maladie
-
Difficultés psychologiques possibles.
La plupart des donneurs sont très heureux de la décision qu’ils ont
prise. D’après leurs témoignages, ils ont une meilleure qualité de
vie, ce qui peut être attribuable au sentiment de fierté qui les habite
après un don de cette nature. Il arrive parfois que certains
éprouvent des problèmes psychologiques. Des membres de l’équipe de
santé (médecins, psychiatres, travailleurs sociaux et coordonnateurs
des dons vivants) sont là, avant, pendant et après le processus de don
et la transplantation pour discuter avec le donneur des idées et des
émotions troublantes qu’il peut avoir.