L'opération et le suivi
Dans
le cas d’un don vivant, l’opération peut s’effectuer de deux façons :
il peut s’agir d’une chirurgie ouverte traditionnelle ou on peut avoir
recours à une laparoscopie, une technique nouvelle offerte dans
certains centres de transplantation. L’équipe de santé discutera avec
le donneur potentiel des avantages et des risques liés aux deux types
d’intervention ainsi que du suivi. L’opération qui consiste à prélever
un rein s’appelle une néphrectomie. Ce terme vient du mot grec qui
signifie littéralement « retrait d’un rein ».
Néphrectomie ouverte traditionnelle. Cette
opération prend environ deux à trois heures et le séjour à l’hôpital
est de quatre à six jours. Il faut compter de six à douze semaines
pour une récupération complète, mais le donneur pourra reprendre ses
activités professionnelles au bout de quatre à six semaines s’il s’agit
d’un travail assez sédentaire dans le cadre duquel il n’a pas besoin
de soulever des objets lourds ou d’effectuer des tâches physiques
exigeantes.
Néphrectomie par laparoscopie. Ce type
d’opération, qui nécessite seulement de minuscules incisions, dure
environ de trois à quatre heures et le donneur peut quitter l’hôpital
après trois ou quatre jours. Il peut retourner au travail et reprendre
ses activités quotidiennes au bout de trois à quatre semaines, mais si
le travail implique qu’il faut soulever des objets lourds, la
convalescence peut être prolongée. Une néphrectomie par laparoscopie
offre plusieurs avantages : petite incision, moins de douleurs et de
cicatrices, séjour à l’hôpital plus court et récupération plus rapide.
Suivi médical. Le donneur voit le chirurgien pour
une consultation de suivi deux semaines après l’opération et le reste
de l’équipe de santé (néphrologue, infirmière, travailleur social,
etc.) de six à neuf semaines plus tard. Une analyse sanguine et une
analyse d’urine seront effectuées pour s’assurer que le rein conservé
par le donneur continue à bien fonctionner.
Tous les donneurs doivent faire l’objet d’un suivi annuel, notamment
pour la pression artérielle et des analyses de sang et d’urine. Cet
examen annuel peut être effectué par le médecin de famille du donneur
ou le centre de transplantation. Les donneurs doivent en outre adopter
un mode de vie sain et conserver un poids-santé.
Quelques précautions d’ordre général. Les donneurs
doivent éviter les sports de contact très physiques (comme le football
et le hockey) susceptibles d’endommager le rein qui leur reste. Il est
conseillé d’attendre au moins six mois après l’opération avant
d’envisager une grossesse. Le donneur devrait continuer à subir chaque
année un examen de santé incluant des analyses de sang et d’urine.