Dons d'organes provenant de personnes décédées
Depuis le début des transplantations il y a 50 ans, des dizaines de
milliers de Canadiens ont pris la décision de faire don de leurs
organes à leur décès. Ces organes (et tissus) sont ensuite évalués
afin de déterminer s’ils sont adéquats et, s’ils le sont, ils seront
transplantés chez des personnes dont le nom figure sur une liste
d’attente. Les organes provenant de personnes décédées, souvent
soudainement, sont une source essentielle d’organes destinés à des
greffes. Les donneurs décédés sont parfois appelés des donneurs cadavériques.
Bien que n’importe qui puisse signer une carte de donneur ou
signifier autrement son intention de devenir un donneur d’organe à leur
décès, seuls les organes d’un nombre restreint de personnes – environ 3
% – peuvent effectivement être utilisés et ce , pour des questions
médicales, y compris l’état de santé des organes et les circonstances
entourant le décès de la personne.
Avant qu’un don d’organe puisse avoir lieu, des critères médicaux
stricts quant à mort cérébrale ou la mort cardiaque doivent être
remplis.
Même si quelqu’un a signé sa carte de donneur, la famille de la
personne décédée sera consultée au cours du processus de consentement.

Les organes qui peuvent être donnés sont les poumons, le cœur, le foie,
les reins, le pancréas et l’intestin. Parmi les tissus figurent les
tissus oculaires, les valvules cardiaques, les os, les tendons, les
veines et les ligaments.
Plus de deux douzaines de personnes peuvent
être aidées par un seul donneur. Le donneur peut indiquer quels organes et tissus il veut donner.
Après le décès du donneur, le prélèvement des organes s’effectue de
façon chirurgicale dans le respect et la dignité. Le corps n’est pas
défiguré. Il est possible de garder le cercueil ouvert lors du service
funèbre.
Les programmes de transplantation reposent sur un système d’attribution
(ou de jumelage) afin que la répartition des organes qui deviennent
disponibles se fasse de façon équitable. Divers critères peuvent être
utilisés, notamment une bonne compatibilité et la longueur de l’attente
des receveurs potentiels. Chaque centre de transplantation est en
mesure de fournir les directives qu’il met en application. Vous
trouverez d’autres renseignements généraux au sujet des critères
utilisés pour la répartition des organes sur le site Web du Conseil canadien pour le don et la transplantation (CCDT).
Au Canada, un donneur d’organes ne peut choisir qui va recevoir ses
organes après sa mort. Dans chaque province, les organes (et les
tissus) sont répartis selon des critères préétablis. Le receveur ne
connaîtra pas l’identité du donneur puisqu’il existe au Canada une loi
qui protège l’anonymat du donneur et du receveur. Par contre, de
nombreux programmes de transplantation prévoient l’acheminement de
lettres de remerciements ou de cartes du receveur à la famille du
donneur et vice-versa.